Pressac, coquette bourgade du sud de la Vienne, se blottit au creux d’un vallon verdoyant où serpente le Clain.
Successivement Pressac (1160) Preissac, Pressaco, Périssac, Saint-Juste de Pressac, elle porte difinitivement le nom de Pressac (en patois Pressat). Ces appellations viendraient de Préscuis, propriétaire gallo-romain.
Au centre du village, l’Église Saint-Just. Inscrite à l’inventaire des monuments historiques, elle daterait, selon Parouillet, des XIIe et XIIIe siècles. Vous admirerez son magnifique portail et, si vous êtes patient et observateur, vous découvrirez de curieux modillon. Vous serez étonnés par la sobre élégance de sa nef romane. Dans l’abside d’époque gothique, un autel en bois doré du XVIIIe siècle. Le grand vitrail au-dessus, relate le miracle du 2 avril 1643.
Face à l’Église, une grande et vieille maison du XVe siècle qui fut longtemps relais de poste, possède encore son escalier à vis.
Traversez la place André Ravarit, empruntez le très vieux pont « en dos d’âne » et voici une ancienne maison poitevine.
Elle fut habitée par Pierre Corderoy, seigneur du pont, baptisé le 9 avril 1658. Léguée à la commune en 1848 par Corderoy Malhubert pour loger des religieuses à la fois éducatrices et infirmières, elle abrita ainsi la première maternelle (l’asile) et la première école de filles. Maintenant, elle reflète inlassablement son colombier dans le plan d’eau qui s’étend en partie à l’emplacement de ses anciennes dépendances, cour, préau, salle de classe.
Remontant le Clain à l’ombre des grands peupliers du parc de la salle des fêtes, vous remarquerez la construction très particulière du Pont Neuf, Pont-biais (1842).
Vous pourrez vous reposer ou pêcher au bord du Clain mais pour votre plaisir, la commune a fait aménager le bois de la Jarte. Vous pourrez également flâner le long des nombreuses allées, et en empruntant de vieux chemins réhabilités, rejoindre l’étang du Ponteil (6 ha). La pêche y est ouverte toute l’année.